Atelier d’écriture #1 – Une photo, quelques mots

Ca y est, je me lance!

Afin de me remettre dans le merveilleux bain de l’écriture, j’ai décidé de participer à des ateliers!

Il y a quelques temps déjà, j’ai découvert l’atelier « Une photo, quelques mots » de Leiloona sur Bricabook. J’ai enfin sauté le pas et vous présente donc mon premier article « Atelier d’écriture » tiré de l’atelier #152 de Leiloona.

Je m’excuse d’avance pour les fautes et mauvaises formulations (ou clichés)!

Voici la photo de cette semaine made by Julien Ribot.

© Julien Ribot

© Julien Ribot

 

Ils sont loin ces soirs d’été où je m’asseyais à même les pavés, le long des berges de la Seine. Avec toi, j’admirais les lumières de cette ville tumultueuse, qui ne dort jamais. J’observais les passants, vieux et jeunes, amoureux ou solitaires, se baladant sereinement au même rythme que le courant. Et toi, tu étais là. Comme toujours. Tu me berçais de ton chant, qui variait au fil des brises et souffles du vent. Ecouter tes feuilles bruisser harmonieusement, comme autant de minuscules timbales égayées, était pour moi un instant de plénitude intense.

Je cherchais sans cesse à interpréter ta mélodie si agréable à mes oreilles. Etait-ce de la joie ? De la nostalgie ? Je me plaisais à penser qu’elle m’était dédiée car j’étais l’unique personne à profiter de ce spectacle enchanteur. Peu importaient mes humeurs car toujours, tu me rassurais et me faisais rêver.

Et pourtant, si tu le pouvais, je suis certaine que tu prendrais tes racines à ton cou. Tu échapperais à toute cette pollution, à tout ce qui perturbe quotidiennement ta tranquillité. Tu portes sur toi les stigmates de notre société, des amoureux éperdus, des touristes fous de Paris qui souhaitent y laisser une empreinte qu’ils pensent éternelle.

S’il m’était possible de te comprendre, il est fort probable qu’une tristesse profonde m’envahirait. Chaque coup de couteau, de clés ou que sais-je sur toi, ne sont que les traces indélébiles d’une amourette passagère et de la souffrance que tu endures. Tu préférerais sans doute étendre tes branches à l’orée d’une forêt ou sur les flancs d’une montagne.

Comme toi, je désire partir ailleurs, dans un endroit empli de calme, radieux et imperturbable. Je viendrai te rendre visite, pour partager ton bonheur et admirer le paysage que tu auras élu. Loin de tout, loin de ce que nous définissions comme la civilisation.

Mais en cette froide nuit de janvier, postée près de toi, je ne peux que m’imager cette utopie aux sons de tes branches nues. Elles s’entrechoquent, telles des percussions annonciatrices d’un évènement majeur.

Soudain, je comprends.

Ton chant est sagesse. Tu es là, tu ne peux faire autrement. Alors tu t’exprimes, tu prends le meilleur de ce que tu as et tu supportes le reste. Tu siffles le voyage, tu chantonnes le rêve, tu gazouilles la liberté pour ceux qui sont encore aptes à en profiter. Je tourne la tête, détournant mon regard du fleuve et des ponts en activité. Vous êtes nombreux, telle une rangée de vaillants soldats d’un autre monde au garde-à-vous. Je me lève et me remets en route. Je vous salue respectueusement et ouvre grand mes oreilles pour apprécier vos encouragements.

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